IN EXTREMIS FANZINE #60

IN EXTREMIS fanzine 60 february 2017Nom de groupe à la con mais musique qui vaut le détour. Vu les blases des gaillards, je parierais 20 centimètres de mon anatomie qu’ils sont grecs (te précipite pas pour vérifier, j’suis pas pressé). La musique qu’ils proposent est un thrash plutôt moderne, le truc technique et brutal à la fois, un peu comme un Quo Vadis qu’aurait été biberonné au heavy-metal. La voix ne plaira pas à tout le monde, elle comporte de fréquents relents lyriques, chez moi ça passe sans accroc mais bon, pas sûr que tout le monde fasse preuve d’autant de tolérance. Perso impossible de lui en vouloir à ce type tellement il est bon, il a du coffre comme on dit chez les banquiers, mélodieuse et punchy sa voix s’impose pourtant sans problème dans un registre si pétaradant. Le truc qui me gêne par contre, c’est cette batterie surmixée en avant qui prend énormément de place (la patte Tue Madsen). Ok ça donne du peps, mais ça masque aussi la finesse du travail des gratteux. C’est dingue cette surenchère du gros son au sein des groupes "tendance", pour moi ça ressemble à un concours de bites dans la cour de récré, ni plus ni moins. Gros besoin de s’affirmer au sein de la meute, beaucoup d’esbroufe pour pas grand-chose, c’est con parce que le groupe démontre un réel talent à pondre des compos tour à tour rentre-dedans ou plus intimistes, comme l’excellent "Season of the Sun" aux élans épiques appréciables. Autre piste qui dégage une aura unique, c’est "At the Shores" où l’ombre de Savatage plane comme un esprit bienveillant, déjà à cause du chanteur mais aussi aux diverses structures à tiroirs qui s’imbriquent. Mais cette batterie surgonflée c’est pas possible, c’est comme si elle était sur le point d’exploser à chaque blast, je t’assure faut aimer. Prends un titre comme "Point of No Return" par exemple, tout se passe sans problème les premières secondes : les riffs assomment pendant que la basse sonne élastique, mais dès que le batteur part en mode pulvérisateur, ç’en devient presque louche. Aussi peu de naturel dans le son des frappes, ça ressemblerait presque à de la techno pour dance-floors à transexuels. Et c’est comme ça tout du long, les musicos sont excellents, les gratteux te concoctent des mélodies aux petits oignons, le chanteur fait montre d’un large spectre, mais il y a cette batterie qui me gâche le plaisir à chaque fois. Alors j’y suis revenu plusieurs fois sur ce disque de malheur, en me disant que j’allais finir par m’acclimater, qu’à un moment ou à un autre mes oeillères de vieux schnok allaient tombées. Bein non, j’y peux rien si ces mecs sont doués mais ont des goûts de chiotte en c’qui concerne la prod.

object1205369700

another side records logo

msr gold logo 2016

total metal pr agency logo

PNGLogo1

total metal distribution logo